La Cour d'Appel de la FIA a finalement rendu son jugement : la Corvette de Kumpen/Hezemans est réhabilitée dans son classement lors de la manche de Zolder en octobre 2009.
La Cour d'Appel de la FIA, composé du Français Jean Luisi, de l'Allemand Waltraud Wünsch et du Maltas Michael Grech s'était réunie le 23 février à Paris pour juger de l'appel posé par PekaRacing contre la décision prise le 5 décembre 2009 par les commissaires. Une décision qui avait entraîné l'exclusion de la Corvette #4 d'Anthony Kumpen et Mike Hezemans du classement final du meeting, alors que l'auto avait fini seconde de la course.
Le motif initialement retenu pour cette sanction par les commissaires ayant procédé à la vérification du moteur après course était que les cylindres et têtes de cylindres n'étaient pas conformes à la fiche technique de début d'année. Peka Racing avait contesté cette sanction au motif que l'équipe n'avait rien touché au moteur. Jorge Segers, le manager de Peka Racing, Alex Roberge, le représentant de GM/Pratt & Miller, motoriste de la Corvette, et leur avocat, Geoffroy Leblanc, ont donc défendu leur point de vue le 23 février dernier devant la Cour d'Appel.
En réalité, les têtes de cylindres et les cylindres démontés par les commissaires après Zolder n'étaient plus identiques à ceux inscrits sur la fiche d'homologation déposée avant la première course de Silverstone en début d'année. La modification n'était cependant nullement le fait de l'équipe PekaRacing mais relevait de la responsabilité de General Motors, constructeur du moteur et Pratt & Miller, le constructeur de la Corvette C6R engagée par Peka. Il s'agit à l'origine d'une erreur administrative, les photos fournies par GM dans la fiche d'homologation ne correspondent pas aux pièces mécaniques installées dans le moteur, mais à celles d'un prototype jamais encore utilisé. Dès le 1er décembre 2009, GM reconnaissait d'ailleurs sa faute dans un courriel adressé à PekaRacing. Devant la Cour, PekaRacing a ajouté qu'ils n'étaient ni autorisés par GM à modifier ce genre de pièces, ni même capables de le faire. En qu'en conséquence, ne pouvant accèder à cette partie du moteur, il aurait été inéquitable de les condamner pour une faute du ressort de GM.
La Cour a retenu que cette non-conformité n'a pas permis d'obtenir un quelconque avantage sur la piste, ni qu'elle ait même permis de pouvoir en obtenir un. La Cour a donc annulé la sanction d'exclusion prononcée après Zolder. Mais l'article 258 stipulant que le concurrent doit être en stricte conformité avec les réglements et qu'il est de son ressort de prouver que son véhicule le soit, la Cour a tout de même condamné PekaRacing à verser 20.000 euros d'amende, suivant l'Article 153 du Code Sportif International. La Cour a jugé que " ne rien faire dans un tel cas de figure vaudrait à laisser la porte ouverte à toutes sortes de dérives qui dédouaneraient la responsabilité du concurrent et violeraient le principe de l'équité sportive. " D'autant que la Cour indique aussi " qu'elle ne peut juste se satisfaire d'un mea-culpa de GM, fut-il sincère et véritable. " En conséquence, la Corvette termine bien seconde de la course de Zolder mais la somme de 20.000 euros devra être versée.
PekaRacing s'en sort donc bien. Car des précédents ont déjà eu lieu, avec des équipes sanctionnées par des exclusions pour des faits dont elles n'étaient pas techniquement responsables, telle Lister Storm Racing en 2001. Et plus récemment, en octobre 2009 dans un cas semblable à celui de PekaRacing, où le Barwa Rally Team fut rétrogradé en fin de classement.

Cela ne change rien au résultat final du championnat mais PK est lavé des accusations portées à son encontre.